📚 L'essai du mercredi - 📱🔥 La révolution numérique de la culture - Partie III

Ethereum, les NFTs, et les tokens vont déclencher une révolution culturelle pour les générations numériques.


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CLR.fund : x DAI = x + y DAI

Superfluid : stream x DAI / mois


Chers Bankless,

Le round 5 de CLR.fund a commencé hier soir, sur la side chain xDai, et se déroulera jusqu’au 13 avril.

Suite à l’article d’hier sur Superfluid, nous vous proposons d’utiliser ce moyen pour faire des transactions récurrentes, sous la forme de streams monétaires, à destination de BanklessFR, en guise d’abonnement libre.

Maintenant, passons au sujet du jour, aujourd’hui David termine son essai à propos de la révolution culturelle qu’est entrain de proposer la culture crypto, très bouillonnante ces derniers temps.

Si vous n’avez pas encore lu les deux premières parties, les voici :

Bonne lecture et à bientôt ,

Let’s be Bankless 🏴 ,

Jon & Brice


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📽️ Le replay de la semaine


📰 L’article de la semaine

Nous vous proposons un article de Brice, sur les NFT, leurs différents intérêts et utilisations.

Curieux ? C’est par ici.


📱🔥 La révolution numérique de la culture - Partie III

Durée de lecture : 8 min // Difficulté : facile

Écrivain Bankless :  David Hoffman, Co-fondateur de Bankless

Les NFT sont des véhicules de création culturelle

Bien que l'on puisse avoir l'impression que les NFT sont sortis de nulle part lorsqu’ils ont réemment fait la une des journaux, le phénomène était inéluctable depuis 1975. C'est à cette époque que deux informaticiens universitaires, Whitfield Diffie et Marin Hellman, ont fait la percée technologique de la clé publique qui a donné naissance à la cryptographie moderne, permettant la sécurité et la confidentialité dans un monde en ligne. Leur découverte a également fait de la cryptographie un outil créatif : les scientifiques ont pu transposer astucieusement les conventions et les régimes de la réalité physique dans ce nouveau monde numérique en plein essor. L'un de ces innovateurs est le cryptographe David Chaum, dont les idées ont rendu la monnaie numérique possible. Ce n'était qu'une question de temps avant que les concepts de cryptomonnaies de Chaum ne se généralisent, surtout lorsqu'ils sont associés à une autre innovation cryptographique, la blockchain. Si l'on peut attribuer une valeur à des chaînes de bits uniques et vérifiables utilisées comme monnaie, pourquoi pas à d'autres chaînes de bits représentant des œuvres d'art, des chansons, etc. ? Et une fois que vous avez fait la transition amenant à la collection d'objets de valeur dans la blockchain, vous pouvez être vraiment créatif.

Ce n'est pas un hasard si les NFT se déchaînent pendant cette période d'enfermement, alors qu'une grande partie de nos vies se joue sur Zoom, Twitch, Clubhouse et Amazon Prime. Le romancier William Gibson a décrit le cyberespace - ce qui est devenu Internet - comme une "hallucination consensuelle". D'un point de vue pratique, la réalité numérique est tout aussi réelle que les objets qui nous font mal aux genoux lorsque nous nous y cognons. Les NFT fusionnent cette illusion avec notre hallucination consensuelle de longue date selon laquelle un objet dépourvu de valeur intrinsèque est en fait précieux et fongible.

Notre adhésion à ces hallucinations a depuis longtemps dépassé ce que nous considérions autrefois comme ses limites. Même quand nous sommes quelque part, nous sommes ailleurs. Si vous n'y croyez pas, essayez de ne pas toucher votre téléphone pendant une journée. Alors pourquoi nos idées sur ce qui a de la valeur ne devraient-elles pas changer ? Aussi nouvelles qu'elles soient, les NFT ne font que nous confronter à la preuve que nous sommes déjà dans la Matrice.

Nous sommes des personnes en besoin de Beeple.

- Steven Levy, Wired

Le pouvoir qui sommeille au sein de l'innovation que sont les NFT est sur le point de faire irruption dans le monde de la création artistique.

Justin Blau, plus connu sous le nom de 3LAU, a levé 12 millions de dollars en 24 heures en vendant une combinaison d'objets de collection numériques, de musiques exclusives et de droits de direction musicale.

En retour, Justin a pu créer un lien direct entre ses créations artistiques et une liste de 60 personnes qui lui ont confié 12 millions de dollars pour acquérir les droits de ces objets. Si Spotify est excellent pour la distribution, il est nul pour les données. En effet, le service Spotify garde toutes les données pour lui. Il ne permet pas aux artistes de savoir qui sont leurs fans, ni de communiquer avec eux.

Les 60 plus grands fans de 3LAU étaient prêts à lui verser collectivement 12 millions de dollars, mais une plateforme comme Spotify les traite comme n'importe quel autre fan de 3LAU... ou pire : comme des personnes écoutant Radio mix.

Grâce aux jetons NFT que Justin 3LAU a émis sur Ethereum, ses fans ont été plus à même de communiquer la valeur qu'ils accordent à la musique qu'il produit.

Les intermédiaires servent de courtiers pour la relation émotionnelle entre les créateurs artistiques et les consommateurs d'art. Si les intermédiaires sont remplacés par des logiciels financiers et économiques sur Ethereum, l'expression de la culture par les arts numériques pourra s'épanouir.

L'art est simplement la capacité d'un artiste à toucher les sens de l'expérimentateur ; que se passe-t-il lorsque nous générons des véhicules d'incitation (des tokens) pour le financement et le développement des arts numériques ?

La réponse émotionnelle que l'humanité sera en mesure d'obtenir de son art sera révolutionnaire.

Abaisser les barrières

Ethereum démocratise la finance, et ce qui se passe avec les NFT n'est que le début de la démocratisation de la valeur dérivée de l'art. Soudain, l'outil financier le plus pointu et le plus précis jamais créé est entre les mains des créateurs de contenu et des artistes du monde entier.

Grâce au pouvoir des tokens, et à l'échelle d'Internet, Ethereum désintermédie la distribution de l'art entre le créateur d'art et le consommateur d'art. Nous avons déjà vu l'immense quantité d'énergie que les ICOs ont suscitée en 2016-2018, et les ICOs n'avaient aucun sens. Pourtant, le point à retenir était l'innovation d'Ethereum en matière de "formation de capital".

Les NFTs prennent le pouvoir de la formation de capital et le dirigent vers les arts.

Les tokens sont l'outil permettant aux créateurs artistiques de toutes tailles d'exploiter la puissance de leurs énergies créatrices et de produire quelque chose que l’on peut associer à l'expression culturelle. Si le marché valorise l'expression culturelle, il aura la capacité de le communiquer au créateur, 👏via👏le👏token👏.

Combien d'emplois Ethereum va-t-il créer, en réduisant les barrières pour que les capitaux affluent vers de nouvelles terres de création artistique ? Combien d'heures de travail peuvent être redirigées des tâches insignifiantes dans des entreprises gargantuesques, vers les terres de la génération culturelle du marché libre ?

Les NFT offrent un moyen aux jeunes créateurs natifs du numérique de ne pas dépendre d'une infrastructure établie et ancrée, permissionnée, pour financer leur bien-être personnel.

Bien que le problème des grandes institutions sociales et politiques avec des intérêts mal alignés, ne soit pas simplement "résolu" par les NFT, les NFT offrent une alternative cypherpunk permettant aux jeunes générations de contourner ces institutions de contrôle et de leur donner les moyens d'assurer leur subsistance en dehors du simple statu quo.

Non seulement les institutions traditionnelles du monde doivent rivaliser avec les outils de monétisation du travail permission-less offerts par Ethereum, mais elles doivent également rivaliser avec le style de vie que ces outils offrent : la liberté de travailler pour soi-même. Pas d’horaires fixes, pas de patron ; juste un créateur et son ordinateur.

"...même un milliard de dollars de capital ne peut pas rivaliser avec un projet ayant une âme".

- Vitalik Buterin, Endnotes on 2020: Crypto and Beyond

Les riches en crypto-monnaies subventionneront l'art numérique

Il est logique que le printemps des NFT se produise après l'été de la DeFi. C'est tout simplement l'ordre logique de ces deux évènements. L’ETH passe de 200 à 2 000 dollars, avec des quantités folles de nouvelles émissions de tokens DeFi, et des centaines de milliards de dollars sont injectées dans l'écosystème. Pendant ce temps, cette croissance à grande échelle entraîne également des financements et des investissements dans les entreprises et les infrastructures de soutien, ce qui ajoute des emplois et des salaires dans la crypto.

Pendant ce temps, dans une salle de réunion à New York...

Et maintenant, cette richesse nouvellement créée se retrouve hors de la finance numérique et dans les arts numériques. C'est seulement le millionième exemple historique de ceci.

Tiré de Tracing Renaissance art to birth of modern banking :

Lorsqu'il est question de la Renaissance, peu d'entre nous assimileraient immédiatement les riches fruits culturels de cette période à la naissance du système bancaire moderne.

Intitulée Money and Beauty: Bankers, Botticelli and the Bonfire of the Vanities ("Monnaie et Beauté : Banquiers, Botticelli et le Feu des Vanités"), l'exposition présentée au Palazzo Strozzi de Florence met en exergue comment les familles célèbres de Florence se sont enrichies et comment elles ont ensuite utilisé leur fortune pour commander des œuvres à certains des artistes les plus célèbres du monde.

"On pourrait dire que certaines de ces actions étaient simplement pénitentielles, mais le banquier commence à réaliser qu'en leur donnant de l'argent, il peut aussi commencer à définir l'image produite par son argent, et bien sûr, l'une des choses qu'il fait instinctivement, que ce soit conscient ou non, est d'utiliser l'image pour changer l'attitude envers l'argent, c'est-à-dire commencer à utiliser l'image pour saper la résistance à l'argent", a déclaré Parks.

L'argent était craint, dit-il, non seulement parce que le christianisme épousait la pauvreté, mais surtout parce qu'il permettait la mobilité sociale et donc de saper les hiérarchies médiévales établies. Ceci dit, pendant quelques années, les Médicis ont été en charge des finances papales.

... les artistes étaient souvent ravis de rendre service, dans le but d’assurer leur propre prospérité économique.

C'est simple : la société progresse et apprend à créer de la richesse et de la prospérité. La richesse se concentre naturellement et génère une cohorte de personnes aisées, qui n'ont rien de mieux à faire que de financer l'art qu'elles souhaitent voir créé.

Les artistes veulent s'emparer de cette richesse générée par les innovations dans le domaine financier et bancaire, et ils se mettent alors à créer des œuvres d'art qui correspondent au goût des riches.

Plusieurs révolutions artistiques se sont produites et ont laissé leur place à d’autres du fait de ce cycle là.

1500 - Florence

1640 - Amsterdam

1870 - Paris

1950 - New York

2021 - Ethereum ?

#HistoireDeL’Art

Ethereum est le nouveau monde, encore méconnu. Nous avons terminé l'exploration de la Terre, et maintenant le nouveau monde de la monnaie, de la finance et de l'art s'est déplacé dans le domaine numérique.

La prochaine renaissance culturelle est numérique, et elle sera financée sur Ethereum.


Conclusion

La culture qui est cultivée dans ce milieu est le résultat de l'éveil des jeunes qui se détournent de la notion de simple rouage de la machine et qui cherchent plutôt à devenir les contributeurs d’un monde qu’ils dessinent.

Andrew Yang met en garde contre un monde dans lequel une grande partie du travail a été automatisée par des machines et des robots. Nous nous trouvons à un carrefour où notre avenir peut devenir soit une utopie, soit une dystopie.

Sans un endroit pour rediriger les énergies de nos jeunes générations vers du travail productif, nous perdrons ces générations pour toujours dans les sous-sols de nos parents, et les esprits de ces générations pourraient se faner dans le néant. C'est une dystopie.

Mais, avec un monde dans lequel les énergies créatives peuvent s'exprimer et être valorisées, nous avons la possibilité d'automatiser tout le travail à faible valeur ajoutée et de le remplacer par du temps consacré à la créativité. Si les robots font le travail et que les humains créent l'art, c'est une utopie.

Choisissons la seconde option : laissons les robots faire des hamburgers et laissons les gens créer de l'art.

Choisissons l'avenir dans lequel les gens sont affranchis de toute limitation au cours de leur chemin vers la production d'un moyen de subsistance, pour eux-mêmes, et pour les autres.

Choisissons Ethereum. Choisissons la Culture Crypto.


👉 Les actions à entreprendre

  • Réfléchissez à la culture crypto et à son rôle dans le futur.


🔎 Le zoom sur l'auteur

David Hoffman est un conseiller de RealT et un des animateurs de Bankless et de POV Crypto. Il Ã©crit sur les thèmes de la DeFi et d'Ethereum. Découvrez aussi son exposé sur la manière dont l'ETH accroît sa valeur.


🇬🇧 💬 🇫🇷 Cet article est une traduction d'un contenu original publié sur Bankless le 11 mars 2021. Cet article a été traduit et édité par Jon.


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