💭 La réflexion du mercredi - 🏴 Une Nation Bankless - Partie IV

Pourquoi l’avenir de l’organisation humaine est numérique


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Nous sommes devenus une Nation Numérique.

À partir de maintenant, nous nous adressons à la nation Bankless.

David s'attarde, dans cette deuxième moitié de réflexion, sur notre nation et, commence par une comparaison des Nations Physiques et Numériques.

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Une Nation Bankless - Partie IV 🏴

Durée de lecture : 9 min // Difficulté : moyenne

Auteur Bankless : David Hoffmanconseiller de RealTanimateur de Bankless, & animateur de POV Crypto

Lors des trois premières parties nous nous sommes penchés sur la progression des différents modèles de Nation que les humains ont découverts et utilisés à travers l'histoire. Les Nations numériques sont là où cette progression mène : la prochaine itération de l'infrastructure organisationnelle humaine qui permettra la coordination mondiale et le commerce, à des échelles plus grandes que ce dont l'État-Nation est capable. Si les humains doivent un jour créer une «Nation de la Terre», ce sera à travers les systèmes Bankless comme Bitcoin ou Ethereum. Les États-Nations ont atteint leurs limites fonctionnelles.

La quatrième partie de cet article nous projette dans le futur. Nous établissons des comparaisons avec les Nations du passé, et comment le même schéma se retrouve dans les Nations numériques du futur. En outre, nous expliquons comment les Nations numériques sont exclusivement des systèmes où l’on a le choix de participer, et comment cela crée d’importantes places de libre-marché extrêmement compétitives et qui profitent le plus aux utilisateurs. Enfin, nous discutons de la manière dont cette libre concurrence du marché génère des produits universels, réduisant l'importance des frontières de l'État-Nation, redonnant le pouvoir et le contrôle à l'individu et fixant les conditions nécessaires pour favoriser une Nation d'humains coordonnés.

C’est parti !

De Physique à Numérique 

Les Nations sont allées et venues tout au long de l'histoire, différents types de Nations sont également allés et venus à travers l'histoire. Les Nations font partie de l’univers et comme toute chose, seules les plus aptes survivent. Les Nations inaptes meurent et les Nations efficaces continuent de vivre. Les Nations sont composées de personnes, et quand ces personnes voient que l’herbe est plus verte chez le voisin, elles y vont, que cette Nation le veuille ou non. Une Nation ne peut pas faire grand-chose, elle ne peut pas empêcher sa population de migrer vers de nouveaux horizons plus prometteurs.

Cela est particulièrement vrai avec la migration vers les Nations numériques. Les chars, les avions, les navires de guerre et les missiles ne signifient rien pour Ethereum ou Bitcoin. Ils existent simplement dans une dimension différente. De plus, ils vivent dans une dimension à laquelle les individus sont perpétuellement connectés. Il n'y a aucun moyen de ranger Internet dans la boîte d’où il est venu, et chaque jour cela devient de plus en plus vrai pour les Nations qui résident sur Internet : Bitcoin et Ethereum.

Mêmes Composants, Efficacité Améliorée

Les humains réagissent aux éléments attractifs. «Montrez-moi les incitations et je vous montrerai le résultat», a déclaré Charlie Munger. C’est justement la raison pour laquelle nous pouvons être assurés de la croissance perpétuelle des Nations numériques. Ce sont des champs objectivement plus verts que ceux que nous connaissons.

Lorsque nous comparons les Nations physiques aux Nations numériques, ce ne sont pas des comparaisons équitables. Cela revient à comparer des Nations physiques à une religion organisée, lorsque la religion dominait le paysage humain. Cependant, tout l'intérêt de ces comparaisons c’est de montrer que ces Nations sont difficilement comparables. Nous passons d’un paysage appauvri et épuisé à un paysage fertile. Il devrait donc ressortir de ces comparaisons des différences significatives. 

Les champs plus fertiles que la Nation numérique fournit sont le résultat du fait que les Nations numériques font le même travail que les Nations physiques, mais avec des mécanismes plus efficaces. Parce que les Nations numériques sont nées dans le creuset du marché libre, ces gains d'efficacité sont offerts aux utilisateurs, plutôt que d'être capturés par les plus puissants.

Bon nombre des mêmes fonctions que l'on retrouve dans les États-Nations se retrouvent également dans les Nations numériques. Nous en discuterons pour illustrer comment les Nations numériques font le même travail que les Nations physiques, mais mieux et à moindre coût.

De toute évidence, ce ne sont que des comparaisons. L'EVM ne fait pas le même travail que la police. Si vous avez un intru dans votre maison,  surtout, n’essayez pas d’appeler l'EVM. Mais ils font également le même travail : protéger la propriété privée. Le rôle fondamental de la force de police dans une Nation est de protéger la propriété privée, et l'EVM veille à ce que les actifs soient gérés conformément au protocole. C'est la même chose, mais contenue dans différents paradigmes nationaux.

La gouvernance

Le protocole américain requiert une gouvernance, c'est la principale innovation qui le distingue des Nations religieuses qui l'ont précédé. Le protocole de l'État-Nation peut être mis à jour continuellement afin qu'il puisse rester adapté au monde qui l'entoure.

La gouvernance est coûteuse. Cela nécessite une dépense d'énergie et de ressources. Il est difficile de décider de ce qu'est réellement le consensus et il faut beaucoup de délibérations et de débats pour s'assurer que la gouvernance est idéale. En fin de compte, rien ne garantit que la gouvernance des États-Nations parvienne, effectivement, à une conclusion qui correspond à la volonté du peuple.

Puisqu'il n’existe pas de «gouvernement concurrent» d’un État-Nation, il n’y a pas ou peu de contrôles sur les dépenses réalisées. Il y a toujours la menace d'être révoqué de son statut politique, mais les coûts financiers d'un gouvernement préoccupent rarement les électeurs. Il n’existe pas de partie  «responsabilité fiscale» à l’intérieur d’un régime à monnaie Fiat. L'imprimeur de monnaie rend ce sujet caduc.

Les protocoles de Nations Digitales comme Bitcoin et Ethereum sont conçus pour avoir une gouvernance minimale. La dernière fois que Bitcoin a exercé une action de gouvernance, c'était pendant le hardfork Bitcoin / Bitcoin Cash. Ethereum propose une gouvernance par consensus sommaire, qui est en partie un travail bénévole et en partie financé par l'émission initiale d’ETH, mais ce mode de gouvernance est destiné à expirer et à suivre le chemin de Bitcoin en tant que système ossifié.

À maturité, ces systèmes ne réussissent que s'ils sont ingouvernables et ne nécessitent donc aucune dépense de gouvernance. Bitcoin a montré qu'il en était déjà là, et Ethereum travaille activement pour en faire de même. En conséquence, les citoyens de ces Nations numériques n'ont aucune obligation de financer la gouvernance de ces systèmes.

La défense

Toutes les Nations ont des coûts nécessaires dans le cadre de leur défense. Sans défense, les Nations de tous types sont sujettes aux attaques. Comme discuté dans la partie 2, la valeur d'une Nation est fonction de l'économie qu'elle produit, et l'économie produite incite à sa capture et à sa coercition. Par conséquent, des dépenses de défense sont nécessaires.

Dans le monde physique, la défense d’une Nation implique aussi implicitement son attaque. Rien n’empêche la réallocation des forces défensives en forces offensives. Cette triste réalité est ce qui incite toutes les Nations à consacrer des quantités extraordinaires de ressources au renforcement de leurs défenses. Si une Nation a une défense non développée, elle peut facilement succomber aux forces défensives d’une autre, car celles-ci peuvent facilement être réaffectées en une force offensive. Une course à l’armement s'ensuit. Toutes les Nations doivent consacrer une part de leurs ressources économiques à la défense, car ces forces de défense ont une double fonction.

Les Nations numériques ne mènent pas une telle course à l’armement et n'ont pas besoin de se défendre contre une attaque du monde physique. Le pouvoir de hachage qui défend la Nation Bitcoin ne se trouve pas dans un endroit géographique spécifique, et bien que le pouvoir de hachage du Bitcoin fasse partie du monde physique, il n'est fixé nulle part, il peut facilement être déplacé. Plus nébuleux encore, la valeur des ETH en staking qui protège la Nation Ethereum n’existe même pas physiquement. C'est une abstraction purement numérique qu'aucune attaque physique ne peut même toucher. Séparation complète du monde physique.

Le budget militaire américain de 720 milliards de dollars est tout aussi efficace qu’une tapette à mouche contre une Nation numérique.

Le pouvoir de hachage qui défend Bitcoin et le staking qui défend Ethereum sont des systèmes de défense uniques, qui n’existent que dans leur propres domaines. Ethereum n'est pas validé par SHA256 et BTC, l'actif, ne permet pas de valider la blockchain Bitcoin. Il n'y a pas de course à l’armement dans ces systèmes ; ils doivent simplement monopoliser une partie suffisamment importante de leur produit de validation respectif (puces SHA256, ETH) pour s’assurer qu’il n’y en a pas assez sur le marché libre pour justifier une attaque.

Les Nations numériques sont donc peu exploitables. De plus, il n'y a pas de subjectivité quant à l'origine des revenus pour financer la défense. Les dépenses de défense proviennent des frais de transaction. Les frais de transaction proviennent des personnes qui effectuent des transactions. Faire des transactions ajoute à la congestion du système, ce qui représente un coût réel pour ceux qui exploitent un nœud. Ceux qui ne font que stocker leur richesse et ne font que peu ou pas de transactions sur le système ne sont pas imposés, seuls ceux qui ajoutent à cette congestion, le sont. Les États-Nations, d'un autre côté, ont des règles infinies et différentes sur ce qui est et ce qui n'est pas imposé, et à quel taux. La subjectivité de ces taxes est en fin de compte inefficace, car elles taxent certaines personnes plus qu'elles ne le devraient et d'autres moins.

Le pouvoir judiciaire

La branche judiciaire des États-Unis a pour but de faire respecter les lois du protocole américain. Comme le reste du gouvernement, le fonctionnement de la branche judiciaire à des coûts financiers qui sont supportés par les contribuables. La Cour suprême des États-Unis est délibérément une machine lente, il faut du temps pour bien faire les choses. Cependant, pendant cette période où les décisions n’ont pas encore été prises, la vie des gens et des entreprises sont en jeu. Et, encore une fois, il n'y a pas moyen de contourner la subjectivité. Les humains sont faillibles et les juges de la Cour suprême ne font pas exception.

Le «pouvoir judiciaire» des Nations numériques est détenu par ceux qui exploitent les nœuds avec l’historique complet de la blockchain. Ces nœuds qui opèrent,  ne prennent pas de compensation et n'imposent donc aucune taxe au système. Leur fonctionnement est totalement objectif, soit il suit le protocole, soit il s'agit d'un fork. L'objectivité signifie qu'aucun coût n'est requis pour pouvoir lire le résultat d’une action.

De plus, il n'y a pas de contrôle de qui peut faire partie d'un système judiciaire de Nation numérique. Dans les Nations numériques, nous sommes tous des magistrats, car nous seuls décidons quels logiciels nous utilisons.

L’exécution interne

Toutes les Nations ont besoin d'une réglementation interne pour garantir que personne n'a enfreint les règles du protocole. Les Nations physiques ont des forces de police qui appliquent et font respecter les lois de la Nation. C'est la composante de l'État-Nation qui maintient ses opérations internes sous contrôle.

Comme toutes choses dans les États-Nations, la subjectivité et l'erreur sont inévitables. Les émeutes de 2020 aux États-Unis ont illustré le désalignement entre la police de la Nation américaine et ses habitants. Les manifestants affirment que la police est une force incontrôlée avec une influence politique arbitraire et que le système de freins et contrepoids (théorie de la séparation des pouvoirs) a oublié de contrôler la police. En effet, alors que les États-Unis sont devenus un endroit plus sûr où vivre, le budget de la police nationale a continué d'augmenter. En 2015, les contribuables ont payé 250 millions de dollars pour financer le paiement de fautes policières.

Dans les Nations numériques, l'application des lois du protocole est triviale et objective. Le système de script de Bitcoin et l’EVM d’Ethereum garantissent que toutes les mises à jour du système respectent le protocole. Une transaction sur Bitcoin ou Ethereum est soit valide, soit invalide. Il n'y a pas de solution intermédiaire. Si jamais il y a une tentative de faire quelque chose d'illégal au sein de ces systèmes, cette tentative est rejetée avant même qu'elle ne soit incluse, ce qui maintient l'efficacité et réduit les dépenses. Les coûts de maintien des règles des Nations numériques sont regroupés dans les coûts de la défense, car ils servent en fin de compte le même objectif : garantir que le système est en mesure de faire des mises à jour d’état valides, pour toujours.

Résumé des comparaisons

S'il y a un intrus dans votre maison, n'appelez pas l'EVM. De même, veuillez continuer à participer à votre démocratie locale. Bitcoin et Ethereum ne résolvent pas cela. Cependant, ils permettent de stocker votre argent et votre richesse dans des endroits moins coûteux et plus sûrs. Ils offrent la possibilité de payer peu ou pas de taxes sur votre capital, dans des systèmes qui offrent un maximum de droits de propriété et de solides garanties d'accès dans le futur.

Les Nations numériques ne réparent pas les nids-de-poule dans votre rue. Cependant, elles redonnent le pouvoir à l'individu et le contrôle de son argent et de sa richesse.

La suite la semaine prochaine 🏴 !


Les idées et les concepts abordés ici reposent en grande partie sur des propos de :


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🔎 Zoom sur l'auteur

David Hoffman est un conseiller de RealT et l'hôte de POV Crypto. Il Ã©crit sur les thèmes de la DeFi et d'Ethereum. Découvrez aussi son exposé sur la manière dont l'ETH accroît sa valeur.


🇬🇧 💬 🇫🇷 Cet article est une traduction d'un contenu original publié sur Bankless le 17 juin 2020. Ce contenu a été traduit par Vin et édité par Jon.


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